Pour lutter contre ces virus et notamment contre les types les plus dangereux et les plus fréquents, des recherches ont été entreprises durant de longues années pour mettre au point un vaccin préventif.
C’est aujourd’hui chose faite et celui-ci vient d’obtenir une autorisation de mise sur le marché d au sein de l’Union européenne. Dénommé Gardasil®, il est indiqué contre le cancer du col de l’utérus, seconde cause de mortalité par cancer (après le cancer du sein) chez les femmes jeunes de 15 à 44 ans. Il est non seulement efficace contre les cancers et les lésions précancéreuses du col de l’utérus, mais également contre les autres infections dues aux papillomavirus : lésions cancéreuses de la vulve, du vagin, verrues génitales. Aux États-Unis le vaccin est déjà homologué, en France, le Comité consultatif sur les vaccinations a recommandé en juin 2006 la vaccination de routine des fillettes de 11-12 ans et un rattrapage entre 13 et 26 ans. En ce qui concerne l’Afrique, ce vaccin reste encore un rêve pour bons nombre de ces femmes malades.
Rappelons que le cancer du col de l’utérus est dû à un virus de la famille des papillomavirus (HPV). Chaque année, ce cancer est diagnostiqué chez près de 3.400 Françaises et plus de 1.000 en meurent. Mais en plus des cancers et des lésions précancéreuses du col de l’utérus, les papillomavirus sont aussi responsables de lésions cancéreuses de la vulve, du vagin et de verrues génitales. En Afrique, des centaines de milliers de femmes sont aussi victimes de ces affections. Il faut savoir que les papillomavirus sont très fréquents : on estime que 70% des femmes sexuellement actives sont exposées à ces virus au cours de leur vie, le plus souvent à l’adolescence ou au début de l’âge adulte. Heureusement, toutes ne développent pas le cancer.
Détection des papillomavirus
Jusqu’à présent, la seule façon de prévenir un cancer du col de l’utérus est la réalisation régulière d’un frottis. Lorsque celui-ci est anormal, un test HPV permet de confirmer la présence du papillomavirus. Des analyses sont alors nécessaires, ainsi qu’une surveillance rapprochée afin de savoir si les lésions régressent ou progressent en lésions précancéreuses. Si c’est le cas, une ablation chirurgicale est indispensable.
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