Le problème des embouteillages est devenu monnaie courante à Conakry. Ce constat est perceptible surtout au niveau des grands carrefours de la route ‘’Le prince’’. Il faut impérativement se lever très tôt, pour ne pas être trop en retard à son lieu de service. C’est pour toucher du doigt ces réalités sur le terrain, que nous avons effectué un tour ce mercredi 20 août dans ces grands carrefours (Enco5, Cosa, Bambeto Hamdallaye) connus surtout pour leur embouteillage.
Pour beaucoup d’usagers de la route, ces bouchons qui se forment au niveau des carrefours sont dus au fait que toutes les activités administratives se trouvent concentrées dans le centre ville de Kaloum. Mme. Oumou Kesso Barry, docteur à l’hôpital Ignace Deen de Conakry, pense que : ” ces embouteillage sont engendrés par la concentration des départements dans le centre ville. Le matin environ 90% des déplacements sont orientés vers Kaloum. Cela cause des embouteillages et le soir le même scénario se reproduit, puisque les même personnes qui se sont déplacées veulent rejoindre leurs domiciles en banlieue ”. Pour d’autres les policiers et les taximètres sont les responsables de ces embouteillages.
Mme.Diallo Aissatou Sadjo, vendeuses d’arachide à Enco 5 : ” les policiers sont à la base de ces bouchons. Ils arrêtent les taximètres au milieu de la route pour demander de l’argent. Des fois même, ils abandonnent leur travail, et se retrouvent sous un arbre ou dans un café pour bavarder ”. Alpha Yaya Barry cireur de chaussures à Cosa ” les taximètres n’ont pas du tout la maîtrise du code de la route. Ils s’arrêtent n’importe où à la recherche des passagers. Et puis, ils ne contrôlent pas leurs voitures qui tombent souvent en panne sur la chaussée ”.
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