Hausse du prix du carburant : Sac de 50 kilos de riz à plus de 200.000 FG

24 Apr, 2008

La famine risque de s’emparer davantage des populations guinéennes avec la nouvelle donne du marché. Le marché guinéen est cher. Une triste réalité qui fait suite à l’augmentation exponentielle du prix des produits pétroliers à la pompe intervenue depuis le 1er avril dernier.

La conséquence, comme beaucoup de guinéens l’on cru d’ailleurs, est la revue à la hausse de façon fantaisiste du prix des denrées de grande consommation. Parmi lesquelles, figure en bonne mire le riz.
Qui reste bien évidemment la nourriture par excellence du Guinéen. Incroyable mais vrai. Le sac de 50 kilos de riz importé vendu à 150.000 FG avant la hausse du prix du carburant se négocie aujourd’hui à 210.000 GNF voire plus dans certains marchés. C’est le comble. La même quantité mais en riz local appelé ‘’barabarè’’ s’obtient difficilement à 250.000 FG. Et cela par endroit. A en croire, certaines ménagères, un kilo de riz du pays est vendu dans certains marchés de la capitale à 5.500 FG soit 275.000 FG le sac de 50 kilos.

Les autres denrées de première nécessité n’échappent pas non plus à cette flambée des prix sur le marché. Le bidon de 20 litres d’huile d’arachide (huile végétal) est vendu à 160.000 GNF. Le prix d’un litre de l’huile rouge est fixé à 6800 FG soit 136.000 GNF le bidon de 20 litres .

Qu’en est-il de la fameuse mesure du gouvernement de suspendre à titre transitoire des taxes sur l’importation du riz au cordon douanier ? Qu’a-t-il servit les différentes concertations d’après l’augmentation du prix des produits pétroliers entre le ministère du Commerce et les commerçants dans la fixation des prix ?
La réponse, vu la situation du marché, est sans doute du tohu bohu. En attendant que le gouvernement n’indique clairement d’autres portes de sortie, les acteurs actifs de la grève de janvier et février 2007 d’où est né ledit gouvernement appelé de consensus, disent être déçu de la situation socio-économique qui prévaut dans le pays. Dans les quartiers réputés les plus mouvementés de Conakry (Bomboli, Hamdallaye, Bambeto et…) où les douloureux événements passés ont emporté plus d’une centaine de vies, l’heure est au découragement. « On a dit changement et non cherté » rime-t-on dans ces quartiers.

Le premier ministre aurait-il donné le ton en signes de découragement lors de sa rencontre avec le comité de veille au Palais du peuple ? En tout cas, bon nombre d’observateurs répondent par l’affirmatif.


Malick M. Bangoura

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