‘’Intégration africaine, Solidarité ou encore Coopération Sud-Sud’’. Voilà des expressions que le Guide de la Révolution libyenne, Mohamar El-Khadafi concrétise à travers la réalisation de grands projets à l’échelle du continent noir. Notamment au Sud du Sahara, où plus de 25 pays savourent aujourd’hui, au même titre que les citoyens libyens les retombées pétrolières dont la nature a bien voulu dotée cette partie du continent africain.
Même si certains esprits malins refusent de comprendre le vrai sens de cette philosophie du panafricaniste libyen, des traces éloquentes de ces investissements sont tangibles et émerveillent plus d’un visiteur.
La semaine dernière, une équipe multimédia, composée de journalistes guinéens s’est rendue au Mali et au Burkina Faso pour voir les réalisations de Laico, une société libyenne essentiellement conçue pour sortir l’Afrique de la torpeur.
Du 24 au 30 avril dernier, des journalistes guinéens se sont rendus au Mali et au Burkina Faso. L’objectif de cette visite était essentiellement de toucher du doigt les réalisations de la société Libyan Arab African Investment Company (Laico), mais aussi d’autres apports de développement que le pays de Kadhafi fait bénéficier aux citoyens de ces deux pays.
L’hôtellerie, l’agriculture, les finances, l’habitat… sont les principaux domaines d’intervention de la Libye au Mali et Burkina Faso.
Mali
Au nombre des pays qui bénéficient et tirent profit des investissements libyens, la république du Mali occupe une place de choix. Ceci, grâce à la clairvoyance et à l’engagement politique des autorités qui ne ménagent aucun effort et ne laissent s’échapper aucune occasion pour mériter la confiance placée en eux par leurs mandants. Aujourd’hui, au-delà de la conscience de développement, du respect de l’autorité de l’Etat et la discipline qu’il a su imposer, l’Etat malien s’active vaille que vaille à rendre décent le cadre de vie de ses citoyens. D’abord, l’eau et l’électricité n’y sont plus un luxe. Et c’est justement à cela que viennent se greffer les réalisations de la société Laico à travers ses tours de haut standing: Hôtel Sofitel Amitié, Hôtel Al Farouk, Hôtel Azalai de Tombouctou, Hôtel Babani et l’Hôtel Afrikia en rénovation. Tous, de grands édifices griffés de 5 étoiles qui culminent le ciel de Bamako, donnent la fierté et le goût de la vie aux maliens, mais encore mieux font de ce pays un lieu de rencontre d’hommes d’affaires venus de tous les horizons. En témoigne le récent séjour à l’hôtel Amitié Malibya de Bamako du Prince Aga Khan. Par ailleurs, aux dires des autorités, ces hôtels sont un véritable moyen de lutte contre la pauvreté. Car, au-delà des Directeurs d’hôtel, tout le reste du personnel n’est composé que de maliens et des ressortissants des pays limitrophes comme la Guinée d’où sont venus Mamadouba Camara et deux de ses compatriotes que nous y avons trouvés en pleine activité.
A côté de ces réceptifs hôteliers, l’investissement libyen au Mali s’illustre également à travers une Cité de 12 bâtiments administratifs construite sur les berges du fleuve Niger, au quartier Badalabougou. Au beau milieu de ces édifices taillés sur mesure dans style purement gothique, se dresse majestueusement la Primature dont la rentrée principale fait face au légendaire fleuve Niger. Cette cité, disons-le est une autre merveille qui s’étale sur 80 ha et force l’admiration. Avec un coût total de réalisation de 63 millions de dollars, cette cité dont les travaux ont débuté le 23 septembre 2003 sera remise aux autorités maliennes en Février 2009. « Cette cité est conçue pour accueillir 23 départements ministériels et services rattachés. C’est une façon pour nous de rapprocher tous les ministères. Histoire donc d’enterrer la lourdeur administrative.
Cela permettra aussi de réduire les dépenses de l’Etat à travers la réduction des déplacements mais aussi nous facilitera le contrôle de toutes les activités gouvernementales. Je précise que chaque bâtiment va abriter 4 ministères. Tous les bâtiments sont reliés à une canalisation qui draine les eaux usées vers une station de 6 citernes d’une capacité de 85 m3 chacune » nous confie sur le chantier, M. Touré Lahaou, maître d’ouvrage délégué, représentant du gouvernement malien. General Compagny For Construction qui exécute les travaux emploie actuellement 1.400 travailleurs, en majorité des maliens et des ressortissants d’autres pays africains au sud du sahara. A ce jour, et grâce une fois de plus au fonds libyen, cette cité administrative est en passe d’être achevée pour le grand bonheur du peuple malien.
Et ce n’est pas tout. Car, à 335 km de Bamako, à Ségou, dans le Macina profond, la coopération Mali Libye, autrement appelée Malibya se concrétise à travers un projet agricole (Malibya Agriculture). A son siège situé au quartier Hamdallaye, les experts de ce projet de revalorisation, de développement et d’investissement agricole ont donné tous les avantages attendus de leur travail. Il s’agit de produire sur les 100 mille hectares ciblés, le riz hydrique avec une production plus élevée, la canne à sucre et le maïs…Déjà, ce sont plus de 10.000 emplois qui y sont prévus. Le prolongement d’un canal, la construction d’une route longue de 40 km, la mise en place d’une station pour la production de semences du riz hydrique et la construction d’une ferme moderne sont autres investissements en marge du projet. « A ce jour, les travaux sont à 20% d’exécution » s’empresse de préciser le Dr Abdougasem Amer, directeur de la planification de Malibya Agriculture. Dans la périphérie nord de Bamako se trouve la SONATAM, société de fabrique de tabac où l’Etat malien détient 25% des actions et le reste la France.
Et comme pour coller la foi à toutes ces réalisations, la Libye, à travers l’Association Mondiale de l’Appel Islamique a construit une somptueuse Mosquée à Bamako et dont l’inauguration a eu lieu depuis le 17 janvier dernier.
Cap sur Ouagadougou
Le Burkina Faso, (Pays des Hommes Intègres) est un autre pays bénéficiaire de l’apport de la Libye dans le cadre de son développement. Arrivée ce dimanche 27 avril dans la capitale du pays de Moro Naba, la presse guinéenne s’en est immédiatement rendue compte. D’abord, à travers un Hôtel de 5 Etoiles (Sofitel Ouaga 2000), ensuite un supermarché appelé Centre commercial libyen ‘’El Fathta’’ dont les travaux de construction sont à 99 % d’exécution et, de surcroît, qui n’a rien à envier à ceux de l’occident. Tous gérés avec une dextérité extrême par M. Abdoul Salam Ghawar, directeur Général de Laico Burkina. Ici aussi, comme au Mali, les autorités disent être heureuses de rencontrer un pays comme la Libye qui investit sans contrepartie. « Mon hôtel comporte 231 chambres, une suite présidentielle et 10 suites ministérielles.
A cela s’ajoutent la piscine, la discothèque et la salle de gymnastique. 250 personnes y travaillent. Quant au centre commercial, il s’agit d’un R+5 battis sur 8 ha. Il comporte 44 locaux et son financement s’élève à 18 millions de dollars. Environ 300 personnes y trouveront du travail », voilà ce que nous a lancé le Directeur de Laico Burkina qui annonce aussi la naissance dans ce pays à la fin de cette année d’un village touristique au compte toujours de Laico. Abdoul Salam Ghawar, disponible, accueillant et gardant toujours un sourire au bout des lèvres, conduira successivement ses hôtes au siège de la Banque Sahélo-Saharienne et à celui de la Banque Commerciale du Burkina où l’Etat libyen est actionnaire à 50 % du capital et 80% des travailleurs sont Burkinabé.
Fait insolite : au pays ‘’des Hommes Intègres’’, le code d’investissement ne commence à réclamer la taxe à une entreprise étrangère qu’après 5 ans d’investissement.
Et, de surcroît, dans ces deux pays visités, pour le cas particulier de Laico, les terrains lui sont donnés gratuitement.
Mieux, au Mali, aucune exonération n’est demandée à Laico, en dehors, bien sûre, du salaire des travailleurs.
Des facilités d’investissement, somme toute, qui font que ces deux pays frontaliers bénéficient aujourd’hui de tous les atouts et autres opportunités de financement. En fait, ils font partis des zones de destination privilégiée des fonds d’investissement libyen.
A présent, la question que l’on se pose est celle de savoir ce qu’attend la Guinée qui, pourtant s’enorgueillit d’avoir des relations multiséculaires avec la Libye, pour bénéficier de l’apport de ce pays ami ?
A quand donc le pays du Général Lansana Conté s’attirera les mêmes avantages pour son décollage tout azimut ?
En tous les cas, Bamako, la luxuriante et Ouaga, la coquette florissante, profitent aujourd’hui largement des mannes issues des retombées pétrolières du grand Jamahiriya libyen. Et les populations s’en réjouissent et restent plus que jamais fières de leurs dirigeants. Qui, affirment-on, ‘’savent frapper aux bonnes portes’’.
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