La protection de l’environnement et la santé des travailleurs et populations de Siguiri (ville située à environs 650 Km de la capitale) sont des priorités dans lesquelles, la société aurifère de Guinée, la SAG, s’investit sans relâche. Gage certain de l’amélioration du cadre de vie de la communauté locale.
En effet, conscient de la toxicité de la solution cyanureuse dans l’eau refoulée par les Machines d’extraction de l’or, le département en charge de l’environnement et de la sécurité industrielle au sein de la SAG, a envisagé l’utilisation des méthodes chimiques. C’est dans cette lancée, que des méthodes de traitement de l’eau et de vérification de sa pureté à l’aide d’un laboratoire appelé désintoxication de cyanure ont été mise en place. Face aux risques que pourraient comporter ces eaux, le Département a pris des dispositions techniques en réalisant un site à 200 mètres, dont l’accès est formellement interdit aux personnes étrangères au service pour éviter l’utilisation de cette eau. Des digues qui sont aménagés là, sont dotées de 7 trous récupérateurs d’eau.
Ce qui permet de faire le prélèvement tous les matins, en vue de connaître le pourcentage de cyanure dans l’eau. Selon les techniciens, le fait que cette eau soit récupérée à partir de l’usine, et exposée au rayon solaire facilite l’évaporation sans risque. Ces bacs à pépinières alignés sont entretenus par le département de l’environnement et de la sécurité industrielle en vue de soulager les communautés locales dont les plaines et potages ont été détruits pendant l’installation de l’Usine.
Pour ainsi pallier ce déficit végétal, 120.000 plants composés de plusieurs espèces végétales sont prévus pour servir de pépinière. D’où, ajoute un technicien de la boite, la construction d’un forage électrique devant faciliter l’arrosage. Quant aux travaux d’extension de l’hôpital de la SAG, les choses avancent à grand pas. Depuis avril 2007, manœuvres, ingénieurs et architectes choisis pour la circonstance travaillent d’arrache pieds pour le respect du délai contractuel.
Financés à hauteur de 1 million de dollar américain, les travaux sont exécutés par une entreprise locale, SOGEFEL.
La construction de cette infrastructure sanitaire, a indiqué le Dr Ansoumane Sylla chef du Département de la Santé, dans la cité de la SAG, devrait permettre d’améliorer les conditions de santé des travailleurs et des populations environnantes. Pour consolider tous ces efforts en matière de la santé, la direction envisage la formation du personnel soignant à travers l’expertise des Médecins Sud-Africains. Qui parle de santé pense directement à un cadre de vie idéal. Ce souci a aussi animé la Direction de cette société qui concourt depuis son installation à l’essor de cette localité. En témoigne éloquemment les différentes réalisations. Ce n’est pas tout. Des logements de plusieurs catégories. Il s’agit notamment de 20 logements cadres de deux pièces et accessoires bien meublés; 24 autres d’une pièce et 12 logements pour les hôtes dans la cité de Koron. Au niveau du village de Balato à un km de la Cité Koron, la société continue l’entretien et l’ouverture des pistes rurales en vue de faciliter la circulation et la sécurité des populations environnantes.
Dans cette région traditionnelle où l’or est un prestige et où on manie la poussière d’or de père en fils, on se demande bien s’il y a une vie après l’orpaillage. On pense même que lorsque la mine agonise, c’est toute la population qui craquera les dents. L’exploitation artisanale et la Société industrielle déjà existante tournent et avec elles tous les villages riverains. Les mines présentes sont appelées un jour à disparaître. Face à cet avenir incertain et cette inquiétude, la Société Anglo Gold Ashanti de Guinée est en train d’explorer les voies d’une difficile reconnaissance, c’est-à-dire faire revivre en dehors de l’agriculture et de l’élevage, d’autres activités génératrices de revenus. Approche qui pourra sans nul doute contribuer à réduire la pauvreté dans la région. L’or ne peut être qu’un tremplin vers le développement. C’est pourquoi, l’agriculture et l’élevage occupent le centre du programme de reconversion de la SAG. Ils représentent un atout pour la région, plus durable que l’or.
Ainsi, la SAG vient d’entreprendre une action salutaire en faveur des populations. Il s’agit d’abord d’une assistance à Bouré Samani pour développer l’apiculture à travers l’installation de 60 ruches. Situé à 30 km du chef lieu de la préfecture de Siguiri, Bouré Samani est une zone très riche en miel. Des groupements de producteurs de miel sont constitués sur la demande des sages et à l’initiative de la Direction générale de SAG. Cette activité a permis a beaucoup de paysans de pouvoir joindre les deux bouts surtout pendant la période de soudure. Tenez, un bidon de 20 litres de miel excède de nos jours les 100.000 FG. Une aubaine et un engouement chez les Samanikas parallèlement aux activités champêtres et celles liées à l’élevage des bovins, ovins et caprins avec l’appui technique et financier de la SAG. La population de Bouré Samani a compris que ‘’l’après projet’’ veut dire également s’autogérer de façon durable. Cette assistance aux producteurs dans leur domaine, leur permettra de tirer le maximum de profit.
En tout état de cause, l’enjeu est double pour cette société industrielle qui exploite l’or à Siguiri : susciter une autosuffisance alimentaire locale et prouver qu’il y a bel et bien une vie plus durable en dehors de la l’orpaillage. Tel est le credo de la SAG. Des acquis, somme toute pour montrer la voie à d’autres sociétés évoluant en Guinée à en faire autant pour les populations qui les accueillent.
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