Secteur énergétique : Quand Souapiti séduit les Chinois

29 Nov, 2006

Le secteur énergétique guinéen est sur la bonne voie, pour le soulagement éventuel de ses souffrances, grâce à un probable investissement de la coopération chinoise dans le projet de barrage de « Souapiti ».

Une délégation de la Banque publique chinoise « Eximbank » et de la société Syno-Hydro a foulé le sol de Conakry le 17 octobre dernier pour les premiers contacts. Aussitôt elle a posé ses valises chez nous, cette délégation a conféré avec Fodé Bangoura, ministre des affaires présidentielles, avant d’avoir de longs entretiens avec les chefs des départements des mines et de l’énergie dont les secteurs sont concernés par l’important projet de barrage. Qui si il est réalisé pourrait offrir plus de 500 mégawatts, de loin plus important que le barrage de Garafiri dont la capacité ne dépasse guère 75 mégawatts. Encore qu’à ce niveau non seulement, on peine à atteindre le sommet de la production, mais l’autre problème qui se pose à lui réside dans le transport du courant produit.

Pour revenir à la mission chinoise, il faut dire que le projet qui leur est soumis pour Souapiti est de 1 milliard de dollars de coût de réalisation. Un mémo aurait même été signé dans ce sens par les deux parties. Précisons par ailleurs que ces tractations sont la suite logique de la visite d’une délégation gouvernementale guinéenne en Chine, il y a deux mois, une délégation conduite par le ministre des affaires étrangères et qui comprenait beaucoup d’autres membres du gouvernement dont le ministre des finances, ceux de l’énergie et des mines. C’est à cette occasion que ces deux institutions chinoises ont été contactées, l’une pour le financement du projet et l’autre pour la construction de l’ouvrage. Qu’est-ce qu’il faut en dire, sinon que cette visite suscite beaucoup d’espoirs en Guinée.

Nous profitons de l’occasion pour indiquer que dans un tout autre domaine, celui de l’agriculture, l’Agence Française de Développement (AFD) vient d’accorder une subvention de 9 millions d’euros à notre pays pour le développement de la filière riz de la Guinée maritime. Un appui qui consiste à réaliser des investissements pour la maîtrise de l’eau dans des zones rizicoles. De quoi soulager des milliers de paysans dont la vie dépend de l’agriculture. Un montant de plus de 400 millions d’euros aurait déjà été approuvé par l’AFD en faveur des pays en développement et ceux d’Outre-mer. Autant dire que nous sommes bien concernés.


Sotigui Kaba

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